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Plan de sauvegarde
des PME et TPE de la filière photovoltaïque

 

Afin de mettre fin à la mort programmée des PME et TPE de la filière photovoltaïque en France et de ses 25 000 emplois locaux, nous exigeons la mise en place immédiate des mesures suivantes n’engendrant pas de SURCOUT BUDGETAIRE.

1. Régionalisation des tarifs pour qu'ENR rime avec aménagement du territoire et que l'équité redevienne la règle en évitant que toutes les installations et installateurs solaires se trouvent entre Perpignan et Nice.
- Coût = 0

2. Mise en oeuvre d’un tarif de rachat pour les petits projets au sol de moins de 250 kW actuellement exclus de tout barème, en prélevant par péréquation sur les tarifs des gros projets. En effet, ceux-ci peuvent permettre d’utiliser intelligemment les restants de zones industrielles qui consommeront immédiatement l’électricité produite.
- Coût = 0

3. Garantir un minimum de visibilité et de stabilité en passant de 3 à 6 mois les modifications tarifaires, avec publication de ces tarifs le jour de leur applicabilité grâce à un calcul effectué sur les chiffres du mois antérieur à leur publication.
- Coût = 0.

4. Recul de la limite des 100 kW pour les appels d’offres, à 250 kW, et ce sans obligation d’ISO 9001 et 14100, d’évidence de fond, les rendant inaccessibles aux TPE
- Coût = 0.

Car ces installations sont généralement :

  • Non spéculatives
  • Souvent portées par des agriculteurs lors de la mise aux normes de leur exploitation
  • Réalisées par des PME locales, avec de la main d'oeuvre locale
  • Produisent de l'électricité sur les lieux de consommation, contribuant ainsi à alléger le réseau de transport.


5. Emission du contrat d’achat concomitamment à la PTF pour une date d’entrée en vigueur automatique le jour du raccordement, afin de faire disparaître l’insécurité économique des projets et de simplifier les démarches.
- Coût = 0.

Tout refus de ces revendications, non coûteuses, simples à appliquer, serait considéré comme une volonté clairement affichée de détruire les PME et TPE locales, qui créent des emplois et de l’activité économique localement, au profit des oligopoles qui privilégient une production centralisée de l’énergie et des réalisations spéculatives.

L’art de poser la mauvaise question et de focaliser le débat sur un non choix, pour éviter d’attirer l’attention sur les vrais choix.

La mauvaise question qui focalise, volontairement, le débat aujourd’hui est : pour ou contre le nucléaire ?
Mauvaise question, car elle génère des réponses simplistes à un problème complexe, mais en revanche elle permet d’éviter le vrai débat qui lui serait : veut-on d’une production d ‘énergie délocalisée ou, centralisée et gérée par quelques oligopoles qui en tirent des rentes. Rentes, qui représentent sous forme de dépenses contraintes, jusqu’à 45% des 15 000 € annuel d’un foyer moyen et donc, plus pour certains.

Car à cette mauvaise question, d’un côté les intégristes de l’atome répondent, à juste titre, qu’il est impossible de faire tourner nos usines sans électricité nucléaire, et de l’autre, les khmers verts disent, très justement, que l’on ne peut pas construire des centrales qui produisent des déchets pour lesquels aucune solution technique n’existe et qui ne sont pas à l’abri d’un accident.

Le choix se limiterait donc, à les en croire, à une production centralisée datant des années 70 avec une centrale à Chinon, qui alimente la ferme de la pointe du Raz, en chauffant au passage les pattes des petits oiseaux, OU, une énergie, issue de la biomasse, du soleil ou du vent, installée dans chaque canton relié par un réseau intelligent.

J’aurais plutôt tendance à penser que le vrai débat, bien évité jusqu’à présent par les tenants de la rente électrique, réside dans une production détenue par quelques oligopoles protégés par les gouvernants qui y trouvent leur compte au passage et des micro productions, locales et respectueuses d’une économie distribuée et
de l’environnement sociétal et écologique.

Mais surtout ce n’est pas ENR contre EPR, combat d’un autre âge, ni énergie centralisée contre énergie délocalisée, mais ET, dans un mixte énergétique évolutif au rythme des technologies.
Le temps du OU a laissé la place à celui du ET qui, dans un monde complexe, voit cohabité une chose et son contraire et se rapprocher des paradoxes.
Il paraitrait donc aussi censé, d’investir dans l’efficience énergétique et les réseaux intelligents plutôt que dans des méga centrales, plus ou moins maitrisées.

Encore une fois, comme lorsqu’elle a laissé désindustrialiser son pays, la France à fait le mauvais choix pour son énergie. C’est un choix centralisateur et jacobin, de technocrates parisiens, au détriment d’un choix écologique et économique générant de l’aménagement du territoire par le développement économique et de l’équité sociale.

Or, il n’y aura pas de modèle économique sans modèle écologique et vice-versa.

Le futur reposera sur 4 piliers :
- L’efficience énergétique.
- La production d’énergie renouvelable délocalisée, où chaque bâtiment deviendra une mini centrale à lui tout seul, en utilisant ses déchets ou ceux de son voisin, le soleil et le vent.
- La distribution par le biais de réseaux intelligents permettant à chacun de livrer son surplus d’électricité à sons voisin et le pilotage des machines consommatrices.
- Le stockage de l’énergie pour lequel l’hydrogène occupera probablement une grande place.

Nous devrons dorénavant assumer simultanément, les Responsabilités Economiques et Sociétales.

Cette nouvelle révolution industrielle est donc une opportunité majeure que nous n’avons pas le droit, pour les générations futures, de laisser passer aux profits de quelques intérêts privés issus d’un autre paradigme.

PS : Pour plus d’informations lire : « Les profiteurs du développement durable» Yvan STEFANOVITCH
Pour soutenir la filière et signer la pétition en ligne http://www.planbenr.fr/

 
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